investir intelligemment dans sa formation vidéo

Le monde du numérique est en plein « boom ». On n’a pas le temps de gérer la moitié d’un outil qu’un autre plus performant arrive sur le marché. Il devient alors vite frustrant pour beaucoup passer du temps à se former en autodidacte ou de manière assistée. Prenons la vidéo pour exemple.

Nombre d’enseignants se sont penchés sur l’idée de promouvoir leur cours par de courtes vidéos prenant leur écran comme théâtre des apprentissages ou même leur bureau privé, comme scène de tournage. Pour certains, ils ont même investi dans du matériel.

Mais les besoins immédiats se sont rapidement transformés en « envies d’aller plus loin ». C’est ça le numérique. Quand on commence et qu’on s’investit, on en veut davantage.

La recherche est alors toujours la même sur internet « montage vidéo simple et gratuit ». Les synonymes sont alors souvent « non pérenne – limité – peu renseigné ». Si vous ne savez pas encore dans quelle mesure vous comptez vous investir dans votre formation en montage vidéo, nous vous conseillons vivement de bien choisir votre logiciel. En effet, pour simplement découper et raccorder quelques images, un panel large de programmes existent, mais si demain, vous voulez ajouter du son, des titres, retoucher les couleurs, importer votre voix, exporter votre fichier dans certains formats,… bref, aller plus loin, ce panel pourrait bien se réduire au point que votre premier choix de logiciel dans lequel vous aurez investi du temps n’en fasse plus partie.

Conclusion : il vaut mieux taper « montage vidéo meilleurs logiciels comparatif » dans votre navigateur pour bien vous informer et faire votre choix. De cette manière, vous investirez votre temps, certes sur un programme qui apparait plus complexe mais qui en fait vous permet d’en faire un usage simple pour commencer. Votre formation devient alors rentable le jour où vous voudrez aller plus loin.

Autre aspect important : un logiciel plus complexe est aussi souvent utilisé par plus de personnes qui génèrent alors plus d’informations, de tutoriels, de forums et blogs en tout genre, ce qui vous assure de un, que ce logiciel est sérieux et pérenne, et de deux, que vous trouverez assez bien de ressources en ligne pour vous aider à démarrer dessus.

Mais alors, quels logiciels, me direz-vous ? Nous en avons sélectionné 4 dans lesquels il nous semble intéressant et rentable de se former (pas d’ordre de préférence) :

  1. Adobe Premiere Pro : payant, permet de faire des liens (Dynamic Link) avec d’autres logiciels de la suite Adobe (Audition – Photoshop – Illustrator – Animator – …) ce qui offre beaucoup de possibilités et un gain de temps
  2. Avid Media composer : payant, très complet
  3. Final Cut Pro : payant, uniquement sur Mac, interface simple (proche de celle d’Imovie)
  4. DaVinci Resolve : gratuit (version payante : DaVinci Resolve Studio), complet et organisé, connu pour sa gestion des couleurs hyper performante (étalonnage).

Commencer sur une de ces plateformes vous permettra de faire des projets de petite envergure pour débuter qui ne nécessiteront pas de grandes connaissances si ce n’est le fonctionnement général d’un banc de montage (invariant du montage). Libre à vous de fouiner par la suite pour en découvrir davantage.

Quid des autres logiciels ? La question de leur performance n’est ici pas remise en cause. C’est la réflexion sur votre investissement dans la formation qui doit l’être. En d’autres termes, si le logiciel que vous utilisez répond à vos besoins et que vous ne souhaitez pas spécialement aller plus loin, alors vous avez fait le bon choix. Sinon, il n’est jamais trop tard…

Pour une cellule numérique bien pensée

A l’heure actuelle, rares sont les écoles qui n’ont pas (encore) de plateforme scolaire. De It’s Learning à Office 365 en passant par la G-Suite, Smartschool, Moodle, et bien d’autres, chacun a pu faire son marché. Si la magie opère en quelques clics pour les utilisateurs, les coulisses de ces plateformes elles, nécessitent un réel investissement et un engagement de la part de certaines personnes.

Les écoles comprennent de plus en plus que la formation au numérique devient essentielle et que la poignée d’enseignants qui savaient débloquer quelques situations informatiques un peu critiques ne suffit plus. Il faut désormais une vraie cellule administrative du numérique pour gérer ses différents aspects :

  • La gestion du parc informatique (état du matériel, entretien des machines, mises à jour diverses, installation des pilotes et différents logiciels)
  • L’administration de la plateforme (création de compte, paramétrage, gestion éventuel d’un Mobile Device Management, …)
  • La gestion de la formation pour les enseignants : on parle aussi de personnes ressources qui pourront se rendre disponible pour les enseignants pour les former à l’usage de la plateforme d’une part, mais aussi pour répondre à des demandes plus spécifiques à une matière.
  • …et plus, si affinité (gestion du réseau, formation des élèves, gestion du bulletin et/ou des dossiers d’élèves,…)

La mise en place de cette cellule devenant une nécessité, il faut garder à l’esprit qu’une fois mise en place, elle doit être pérenne. L’investissement n’est pas nul et il commence par bien choisir ses membres et assurer leur formation. Ensuite, il faut dégager des heures qui leur permettront de répondre sereinement aux diverses demandes de la fonction. Enfin, personne n’est irremplaçable et il faut prévoir le coup.

C’est cette dernière donnée qui est sans doute la plus importante. Chaque plateforme a son « super administrateur » qui peut, grâce à des codes d’accès, nommer des « administrateurs » qui auront des droits sur cette plateforme aussi et l’aider dans la gestion. Il faut donc garder à l’esprit que ce « super administrateur » peut, du jour au lendemain, quitter son poste, entrer en conflit avec des gens ou pire, il pourrait tout simplement lui arriver quelque chose de grave qui le rende inapte à gérer les choses. Ces codes d’accès ne peuvent et ne doivent donc jamais n’être connu que de cette seule personne. 

Nommer différents détenteurs des codes assurent à une école de pouvoir les donner à un professionnel qui pourrait alors débloquer une situation problématique. Sans ces codes, l’école perd ses droits à modifier la moindre chose et les représentants des plateformes ne peuvent souvent rien pour vous.

Si cela peut faire peur au premier abord, cela renforce surtout l’importance d’une cellule numérique dans les écoles et de son organisation réfléchie. Un enseignant n’est pas un informaticien et donc assurer sa formation est d’autant plus primordiale qu’elle est nécessaire au bon fonctionnement des choses. De la même façon, cela confère de l’importance et des droits à ceux qui la gèrent et ces droits doivent toujours être partagés.

Recueil de ressources sur l’hybridation

Nous en parlions lors d’un article précédent, l’enseignement en mode hybridation nous impose de réfléchir sur la scénarisation des apprentissages. L’idée a fait son chemin depuis quelques semaines et nous mettons ici à votre disposition des ressources et des conseils sur ce type d’apprentissage.

 

Recueil de ressources et d’outils sur la scénarisation pédagogique en mode hybridation

  1. ABC Learning Designer, ici.
  2. ABC version de François Jourde en Google Sheets, ici.
  3. Présentation de l’outil ABC par l’université de Genève, ici.
  4. Outil permettant la scénarisation en équipe, réalisé par Melissa Jhonen, ici.
  5. Aspects théoriques de l’hybridation et tutos vidéos par la FESeC, ici.
  6. Fiches sur les 6 modes d’apprentissage pour réaliser une scénarisation en format PDF, ici.
  7. Fiches sur les 6 modes d’apprentissage en format interactif Genially, ici
  8. Hybridation par discipline et secteur, ici.

 

 

Quel matériel choisir dans le cadre de l’équipement numérique des élèves ?

Le gouvernement de la fédération Wallonie Bruxelles a décidé de dégager , en octobre dernier, un budget pour l’équipement numérique des élèves.

 

Face à la multitude de matériel disponible, la centrale des marchés du SeGEC propose,  en partenariat avec la firme ESI-Informatique, entre autre 4 machines à disposition des élèves dont voici, ci-dessous,  un descriptif complet qui vous permettra de réaliser au mieux votre choix.

Rappelons également que le choix du matériel doit être réfléchi et doit s’intégrer dans la continuité de la stratégie numérique de l’établissement. 

 

Type de machine Caractéristiques techniques Fonctionnalités prix TVAC

Chromebook

HP Education édition 11 pouces G8 tactile Pour un travail essentiellement en ligne. Il tourne sous Chrome OS. Il est léger et adapté au transport régulier. L’idéal est d’avoir une plateforme Gsuite Education qui vous permettra de gérer votre machine à distance. On peut installer des applications qui ne remplacent pas les logiciels « lourds » et qui ne permettent donc pas de faire tout ce que l’on sait faire avec un PC classique mais qui permettent de faire l’essentiel du travail scolaire. 294,22 Euros

Winbook 

HP Stream 11 pouces G5 tactile Pour un travail essentiellement en ligne. Il tourne sous Windows 10 S. Il est léger et adapté au transport régulier. L’idéal est d’avoir une plateforme Office 365 qui permettra une gestion centralisée avec le logiciel Intune en option. 301,89 Euros

Laptop

HP Probook 430 G7 13 pouces 256 GB SSD

PC classique qui tourne sous Windows 10. Grande capacité de mémoire qui permet d’installer des logiciels « lourds » type retouche photo, montage vidéo, dessin industriel, bureautique, …

L’idéal est d’avoir une plateforme Office 365 qui permettra une gestion centralisée avec le logiciel Intune en option.

 

 

396,09 Euros

Laptop

HP Probook 440 G8 14 pouces 256 GB SSD 

PC classique qui tourne sous Windows 10. Grande capacité de mémoire qui permet d’installer des logiciels « lourds » type retouche photo, montage vidéo, dessin industriel, bureautique, …

L’idéal est d’avoir une plateforme Office 365 qui permettra une gestion centralisée avec le logiciel Intune en option.

 

499,97 Euros

En pratique, lorsque vous voulez commander votre matériel, un formulaire vous sera proposé pour vous aider à faire les bons choix. vous avez accès ici à la page ESI-informatique pour l’éducation.

vous pouvez également contacter un techno-pédagogue du SeGEC pour toute information complémentaire.

Vers une hybridation reussie des apprentissages

L’enseignement par hybridation est devenue « le sujet » de conversation dans les salles de profs.

Même si le passage au nouveau code orange décrété mercredi dernier minimise ce type d’enseignement, certaines écoles seront concernées en partie ou entièrement par celui-ci.

Comment se préparer au mieux à ce nouveau mode d’apprentissage ? Comment aider nos élèves dans cette nouvelle

manière de fonctionner ?

 

Voici nos conseils pour réussir au mieux ce nouveau défi sous la forme d’une animation Genially

 

 

 

 

 

 

Fracture numérique, mythe ou réalité ?

En 2019, le baromètre de maturité numérique indiquait que plus d’un million de wallons seraient en marge des compétences attendues dans la vie courante. Quelle influence dans l’enseignement ? Nous faisons ici référence à une étude publiée par l’agence wallonne du numérique, accessible en ligne sur digitalwallonnia.be

André Delacharlerie, membre de l’Agence pour le numérique (Digital Wallonia), nous a fait part des derniers résultats tombés fin 2019 quant au niveau de maturité des wallons en matière de numérique. Tous les deux ans, Digital Wallonia analyse le baromètre de maturité auprès d’un échantillon de plus de 2000 personnes, de tous âges, tous niveaux de compétences envisagés, tous horizons géographiques wallons.

 

Le problème de l’équipement des ménages

Là où 46% des ménages wallons cumulent ordinateur, tablette et smartphone, il reste encore 8% de la population qui n’est équipée en rien. L’étude montre qu’il s’agit essentiellement de personnes âgées, mais pas que… L’équipement, en revanche, qui est et/ou est à amener à devenir le véhicule essentiel du numérique est le smartphone puisque 76% des ménages en sont équipés.

Le problème des usages qui se généralisent

Certaines pratiques sont devenues de plus en plus courantes et les usages les plus connus sont en nettes augmentations dans tous les secteurs. Ainsi, l’usage de l’e-mail remporte la palme des usages les plus répandus mais c’est la messagerie instantanée (sms, Messenger, WhatsApp,…) qui enregistre la plus importante augmentation en 2 ans (+19%). L’E-commerce s’est bien développé aussi puisque seuls 9% des wallons y avaient recours en 2002 contre 61% en 2019. Ces usages croisés au problème de l’équipement creusent davantage l’écart de maturité numérique.

Et les compétences alors ?

Si l’Agence du numérique promet un outil d’évaluation des compétences du numérique prochainement (équivalent de PIX en France), ils se sont servis du référentiel de compétences Digcomp 2.1 développé par l’Union Européenne pour déterminer le niveau de compétences de son échantillon. 15 tâches dites « élémentaires » qui canalisent les 5 domaines de compétences pratiques (traitement de l’info, communication, création de contenu, protection & Sécurité, résolution de problèmes techniques).

Les résultats montrent que les wallons ont un usage relativement plus passif (consommation de l’information) qu’actif (production de contenu). Les participants déclarent pour plus de 85% être d’accord avec le résultat obtenu. Pour l’anecdote, dans les 15% restants, les femmes obtiennent de meilleurs résultats que ce qu’elles attendaient à l’inverse des hommes.

La maturité numérique crée les inégalités

Les résultats finaux du test de compétences situent dès lors une fracture numérique qui s’opère auprès de la population qui a obtenu environ 20% au test. En dessous de ce résultat, on compte plus d’un million de wallons qui sont soit « fracturés numériquement », soit des usagers faibles. Ce manque de maturité numérique s’explique par ce qui a été dit précédemment, d’une part, mais aussi par le coût et l’accès (géolocalisation) à internet. Quant aux conséquences, elles se traduisent en termes d’inégalités qui aggravent, année après année, la situation de ces personnes : accès aux technologies, aux compétences numériques et à leur mise en pratique, notamment dans les services essentiels (administration, services publics, …).

Les solutions…

Un plan d’inclusion pyramidal sera prochainement présenté au gouvernement par l’Agence du numérique et reprend 4 étapes. A la base, il faut mobiliser le public, le motiver à assurer un virage numérique. S’en suit un renforcement de l’offre des services, notamment au niveau des EPN (Espaces Publiques Numériques) et des PMTIC afin que l’accès au monde du numérique soit possible pour tous. Ensuite, il faudra outiller ces réseaux et enfin, veiller à leur pilotage.

« La crise sanitaire a donné au numérique un « effet loupe » qu’il faut voir comme une opportunité de mettre des choses en place » nous dit Bruno Antoine, Président de l’Assemblée des Instances Bassins EFE.

Et les écoles dans tout ça ?

Les écoles ont été soumises, elles aussi, à un baromètre dont le dernier date de 2018 (Résultats). Si beaucoup se disent que l’enseignement n’a pas foncièrement changé en 2 ans, le Covid, on le suppose déjà, aura joué un rôle important et soudain, dans le numérique scolaire, et donc, le baromètre à venir dont nous vous donnerons le lien dès qu’il sortira.

Il reste que les élèves font partie de l’étude et que l’enseignement doit tenir compte de cette réalité. Le virage numérique est inévitable, mais il faut encore que les écoles ne fassent pas une sortie de route. Petit rappel  des ingrédients pour assurer ce virage ici ou en vidéo:

Pour revoir le webinaire « Quelles solutions pour réduire la fracture numérique d’un public fragilisé », cliquez ici.

Focus sur Playposit

Playposit est une application permettant de créer des vidéos interactives en ligne.
Vous pouvez intégrer des questions de type quiz dans des vidéos de Youtube, Vimeo et d’autres plateformes. Les réponses des élèves peuvent ensuite être consultées.

Prenons des exemples concrets :
Mettre en pause une vidéo sur le changement climatique, demander aux élèves de se rappeler des faits clés, répondre à une question de sondage, fournir une réponse argumentée sur les avantages et les inconvénients des énergies renouvelables.
Montrer aux élèves une partie ou la totalité d’une conférence et leur demander de répondre à des questions ouvertes, de lancer un débat et insérer votre feed-back.

Fiche technique

  • freemium / en anglais
  • Limite de 100 apprenants par mois dans la version gratuite (4 vidéos envoyées à 25 élèves par exemple) 
  • Création d’exercices interactifs (Qcm, textes lacunaires, questions ouvertes,…)
  • Notation et feedback possibles
  • Insertion vidéo, sites, formules mathématiques
  • Téléchargement des questions
  • Organisation de classes et programmation des devoirs
  • Réutilisation des vidéo-quiz réalisés par la communauté

Guide rapide

  1. Aller sur : https://go.playposit.com/
  2. Créer un nouveau compte (Sign-up)
  3. Compléter votre “user profil” (Au-dessus à gauche)
  4. Créer votre vidéo (My Bulbs, add new bulb)
  5. Créer votre classe (Classes, add new class)
  6. Regarder ce tutoriel (En anglais mais les étapes visuelles sont suffisantes) :

 

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